L’escrime artistique

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Je sais bien qu’à la fin vous me mettrez à bas ;
N’importe : je me bats ! je me bats ! je me bats !
Oui, vous m’arrachez tout, le laurier et la rose !
Arrachez ! Il y a malgré vous quelque chose
Que j’emporte, et ce soir, quand j’entrerai chez Dieu,
Mon salut balaiera largement le seuil bleu,
Quelque chose que sans un pli, sans une tache,
J’emporte malgré vous, et c’est… c’est ?… Mon panache.
(Edmond Rostand, Cyrano De Bergerac, V, VI)

 

L’escrime artistique est celle que l’on a tous rêvé de pratiquer, celle des mousquetaires, des chevaliers arthuriens ou des pirates de jadis. Mais aussi celle des Jedis et des Siths, des Elfes et des Vampires. Elle diffère largement de l’escrime sportive où l’on cherche à combattre son adversaire puisqu’elle implique un travail en coopération afin de préparer une chorégraphie.

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Elle reste cependant un sport à part entière, qui demande des qualités physiques. Savoir se servir d’une arme ou donner l’illusion, ne s’invente pas mais s’acquiert. C’est un travail de longue haleine, fait de patiente et de persévérance et non de découragement dès la première courbature venue.

La coordination est un atout favorable mais aussi la souplesse et la résistance. Après la visualisation et la mémorisation des gestes élémentaires (moulinets, moulinets inversés, couronnées…) qui sont basés sur la répétition, on passe en deuxième étape à l’apprentissage de séries cohérentes : cohérentes en fonction de l’arme, de l’époque, de l’histoire, de la personnalité de l’acteur. Puis vient le travail de la sûreté, la précision, l’élégance du geste.

La mise en scène et la création d’un spectacle est le final et l’aboutissement du travail. Sans oublier bien sur les notions fondamentales du sport et de l’escrime.

L’escrime fort de son passé et surtout de son code d’honneur toujours requis à notre époque.

 

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